Nabila Djahnine incarne à tout point de vue, la femme Kabyle résistante, instruite, progressiste et universaliste. 23 ans après son lâche assassinat, par les tenants de l’arabo-islamisme, avec deux balles dans la tête à la gare de Tizi-Ouzou, elle laisse dans les cœurs de tous ceux qu’elle avait fréquentés, une terrible douleur, surtout dans le contexte actuel, marqué par la propagation de l’intégrisme islamiste et sa promotion par les instituts de l’État algérien.

Originaire de Vgayet, Nabila avait fait ses études universitaires dans les années 80 à Tizi-Ouzou où, elle a obtenu son diplôme d’architecture, en 1989. Nabila a toujours été une militante engagée, d’abord pour défendre sa culture et son identité amazighe au sein du mouvement culturel berbère (MCB), ensuite pour briser les chaînes du code de la famille algérien, qui emprisonne la femme et la réduit au statut de mineur.

Elle a été aussi, une activiste politique pour défendre les intérêts de la classe ouvrière, au sein d’un parti de gauche, appelé, P.S.T (Parti Socialiste des Travailleurs), elle a créé par la suite, en 1989, l’Association « TIƔṚI N TMEṬṬUT » (le cri de la femme), pour porter haut et fort la voix de la femme kabyle et défendre ses droits ; elle a présidé cette organisation jusqu’à son lâche assassinat, le 15 février 1995.

Nabila, face au fascisme vert, elle n’avait absolument aucune chance de gagner, elle aimait la vie, et les chasseurs de lumières auxquels elle faisait face, adoraient la mort, elle avait un verbe acéré et les islamistes avaient les couteaux aiguisés.

Nabila était une militante sincère, une amie honnête et un esprit brillant, elle était une lumière pour sa génération, mais désormais un repère pour toutes les futures générations.

Sgunfu Deg Talwit a tamdant

Amdan T

Source: TAGDUDA.INFO

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