Nous venons de recevoir ce témoignage désolant de ce qu’a subit un citoyen de MEKLA au cours de ces derniers jours dans un commissariat de la même localité. Nous le publions dans sa version intégrale. Il nous rapporte en détails ce qu’il a vécu.

Bonsoir tout le monde, je m’appelle Zared Said, né le 16/05/1988 à Mekla. Je vais vous faire part de mon témoignage à propos de ce que j’ai subi.

Le 5 Février dernier, à partir de 22h, j’étais dehors devant chez moi. La police circulait. Pour moi,elle faisait son travail. Tout d’un coup, ils sont venu vers moi, sans aucune salutation, et m’ont demandé de les suivre au commissariat, pourtant je n’ai commit aucune infraction. Lorsque nous sommes arrivés à la réception, l’un de ces policiers m’a demandé de lever les mains, ce que j’ai fait, il m’a menotté. Un officier de la police m’a ordonné de m’asseoir. J’ai refusé en lui demandant pourquoi ils m’ont conduit dedans, et c’est pour la troisième fois. L’officier semble acharné sur moi, il m’a giflé. Deux policiers sont sorti au moment où j’ai reçu ce gifle. Ils ont commencé à me tabasser, coups de point et coups de pieds avec des chaussure de sécurité. Ils ont versé tout leur acharnement sur moi. Puis, ils m’ont laissé à l’écart jusqu’à 6h du matin, après lorsqu’une femme de ménage est arrivée, un policier a jeté de l’eau sur moi, ensuite un autre mais celui-ci réceptionniste m’a acheté une paire de chaussettes, un café, une limonade et trois cigarettes, m’a enlevé les menotte et m’a demandé de quitter le commissariat. Quand j’ai demandé des explications sur mon interpellation, il m’a répondu que c’est eux qui m’ont chargé de ça. J’ai refusé de sortir et je suis resté de 6h jusqu’à 9h, mais comme le commissaire n’est pas rentré, j’ai décidé de sortir de cet enfer, et je me suis dirigé tout droit au photographe. C’est là-bas que j’ai prit ces photos de moi que vous voyez. J’ai encore décidé de renter chez moi pour me laver et changer mes vêtements.

J’ai ensuite fais demi-tour au commissariat pour en finir avec ces arrestations sans motif et sans aucun éclaircissement. Ce policier réceptionniste m’a mené vers commissaire. Il m’a bien accueilli. Il m’a dit si c’était moi « Said », j’ai répondu par « Oui ». « Qui t’as fait ça ? » m’a-t-il dit, je lui ai répondu que c’est la police. Il m’a informé qu’il a trouvé un rapport de la soiré comme-ci la police m’a trouvé énervé et que cassé une batterie devant leurs yeux, et c’est comme sa qu’ils mon demandé de les suivre…etc. Il a enchaîné « Mais quand ils t’ont frappé, je sais pas que ce qu’il y’a entre vous ! ». Je lui ai fait savoir que l’un des policiers et l’officier me cherchent tout le temps et c’est pour la troisième fois qu’on me ramène ici. Il m’a demandé de me calmer car je lui parlais à haute voix. C’est là qu’il m’a proposé un marché. Il m’a d’abord questionné si j’avais la carte militaire, pour qu’il trouve un travaille à l’université de Tizi-Ouzou ou bien un dossier crédit à la banque. J’ai immédiatement rejeté son offre. Ce commissaire m’a rassuré qu’il va parler avec ces policiers pour me payer les soins de mes blessures, et vont m’acheter de nouveaux vêtements. Je lui ai dit que moi aussi je vais partir à l’hôpital, prendre un avocat et déposer plainte au procureur.

Voilà ce que la police de Mekla m’a fait subir, voilà les pratiques fâcheuses dignes d’une comportement barbare de la part des forces de l’ordre de l’état algérien.

Zared Said

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