Les internautes kabyles découvrent avec effroi, les ravages du salafisme, dans le visage angélique de l’un des meilleurs chanteurs d’amour, car il a la profondeur de Kamel Messaoud et l’élégance de Lani Rabeh, à lui tout seul, c’est un beau feuilleton d’amour, surtout très connu et reconnu dans le milieu estudiantin kabyles des années 1990/2000. Qui parmi nous n’a pas goûté aux froides nuits d’amoureux en se réchauffant de la belle voix d’ange de Hakim ? Y en a même ceux qui se sont aimer pour l’éternité en buvant, l’élixir d’amour distillé par les paroles de TIDAF.

Il a entamé sa brillante carrière par des chansons, revendicatives et subversives ( tavratt ufennan), dans cette chanson, il accuse ouvertement l’état algérien d’être derrière l’assassinat de son idole MATOUB LOUNES ; il chantait l’amour rebelle à la Rimbaud, et l’amour désintéressé à la SI Moh Umhand ; comment est-il fini par ressembler à un démon ? Que s’est-il passé dans la vie d’un artiste pour délaisser toutes ses convictions et embrasser une idéologie faite d’obscurantisme et de fanatismes ?

Nous voici réduits à la contemplation, et au silence ; voici le danger qui guette notre Kabylie, si nous ne cessons pas de suite de se prendre pour les tuteurs et de se tromper de cible en s’insultant entre nous autres les militants souverainistes. Voici notre ennemi commun, il a un nom, c’est le colonialisme arabo-islamiste, et désormais il a même un visage, ce sont ces centaines de milliers d’anges qui délaissent leur humanité pour devenir des démons.

Hakim TIDAF, n’est pas à blâmer, c’est un frère à qui nous devons tendre la main et en lui tendant la main à cet exemple symbolique nous pouvons désormais sauver plusieurs milliers de vies innocentes.