Mohand Said Belkacemi, un militant chevronné de l’URK a été arrêté hier à Boghni, un témoignage nous a été envoyé, nous le publions dans sa version originale et intégralement.

Témoignage:

Interpellé à proximité du siège de la daïra de Boghni par la police judiciaire, ces derniers commencèrent, je ne sais pourquoi, à fouiller ma voiture à la recherche d’éventuels drapeaux et tracts d’annonciation de la célébration de la marche du 20 avril en perspective m’eurent ils dis après qu’ils m’aient conduit au commissariat.

Sur place ils procédèrent au lassant routinier interrogatoire qui s’est déroulé dans un climat survolté tant différemment de leurs habituelles façons, et donc cette fois, ils étaient animés d’un zèle qui promettait de suspendre le vol des oiseaux dans l’air tant leurs propos étaient chargés de menaces envers quiconque des Kabyles qui voudrait célébrer cette journée historique.

Dans leur zèle, ils dépassèrent largement les frontières habituelles que nous leur connaissions et ce fut un déluge de questions ; où avons-nous cantonné nos forces, quelle est la date fatidique de l’assaut, et de quelle façon comptons nous mener notre guerre, sur terre, dans les mers, dans les cieux, quelles sont nos potentialités et nos réserves, les prouesses techniques de nos équipements. Ils électrifièrent l’air de toutes les forces qu’ils pouvaient me promettant les plus grands ennuis si je n’arrêtais pas de relever de l’URK et de toutes les tendances réactionnaires Kabyles, ils voulaient savoir combien nous sommes dans la réaction et que je leur fasse part de tous nos projets pour la Kabylie, quel était mon grade dans l’organisation, est-ce que ce n’était pas moi « le manitou » de la région de Boghni, avec combien de militants avec lesquels j’étais en contact,de justesse s’ils ne m’avaient pas demandé les noms des gens qui sont aux commandes dans notre bureau pour les boutons déclenchant nos armes nucléaires.

L’on pris et encore mes empreintes, des photos de tous les profils pour qu’enfin je fut conduit à l’habituelle visite médicale attestant que je n’ai subis de sévices physiques (pas mentales), un certificat médical fut établis et l’on me libéra tard dans la soirée.

Mohamed Belkacemi pour MK

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