Avant qu’il soit abattu à coups de couteau un maudit 18 octobre 1993, il était journaliste et militant de la cause berbère. Smail Yefsah a osé défier cet État Algérien, en produisant et en diffusant un reportage en langue amazighe, en novembre 1988, c’est-à-dire juste après les sanglants événements d’octobre 1988 d’Alger.
C’était un lundi, Smail Yefsah, le jeune journaliste, quittait sa maison de Bab Ezzouar pour prendre le chemin de son travail. Mais les faits ne lui ont pas laissé à y parvenir. Ce brave de Tala Amara, quelques jours après son mariage et à une dizaine de jours de son 31e anniversaire, il fut lâchement assassiné par des inhumains voyous qui lui ont asséné plusieurs coups de couteau avant de lui mettre dans le ventre 3 balles avec une arme à feu. Il a été achevé dans ce parking de la cité des 2 068 logements, qui porte depuis son nom. 
Il était le 8ème journaliste à être assassiné, une preuve de plus que c’est le pouvoir qui les a visé. Ainsi de maquisard de la presse, il rejoignit le havre des martyrs de ce noble métier.

Aujourd’hui il y’a 24ans depuis qu’il est mort. Smail Yefsah est assassiné mais pas son métier. C’est pour cela que nous vous promettons de bâtir, avec vous, en hommage à Smail et à tous les autres martyrs kabyles qui ont été interdit d’écrire ou de s’exprimer, un journal digne de ce nom, à l’image de ce que souhaitait le défunt regretté.
Monde Kabyle « C’est l’encre qui doit couler pas le sang«